J’évite de critiquer le travail des autres, car tant que je ne l’ai pas fait moi-même, je ne peux pas en juger, mais là, messieurs-dames les ingénieurs météo, vous y êtes allés fort, ce jour-là.

Le magnifique ciel bleu annoncé à tambours battants sur toute la France, n’a duré que deux-trois heures (à 6h du matin sans doute) pour laisser rapidement place à un ciel blanc laiteux assez chargé qui aurait pu en mettre plus d’un en difficulté.

Nous partons pour le pic de l’Escalette depuis le col de Menté, assez tard, après avoir attendu le plus longtemps possible les signes d’une éclaircie et mangé au cul de la voiture.

Dos au restaurant-gite, nous montons derrière la cabane en prenant la piste dans l’idée de redescendre par le sentier. La montée par cette piste, généralement monotone est aujourd’hui agréable avec le manteau neigeux épais qui a couvert le tracé ces derniers jours.

Nous gardons espoir de revoir un rayon de soleil qui nous reboostera, mais en arrivant à la cabane de l’Escalette, il faut nous rendre à l’évidence, nous n’irons pas au pic aujourd’hui. Nous croisons des skieurs qui descendent du pic et nous confirment le manque de visibilité.

Nous profitons, non pas de la vue qui est masquée, mais du calme ambiant.

Nous redescendons comme prévu par le sentier tout juste visible avec ce temps blanc.

L’endroit est magnifique car très boisé avec beaucoup de sapins qui arborent aujourd’hui un manteau blanc et lourd qui fait incliner les branches jusqu’au ras du sol et nous oblige parfois à passer presque à quatre pattes.

Notre virée arrêts photos et contemplation inclus ne dépasse pas une heure trente.

Du coup, nous ne sommes pas rassasiés en arrivant en bas, alors nous partons en direction du refuge de Larrau, par la piste forestière à droite de la cabane que nous suivons une petite heure, mais nous ferons demi-tour peu avant de l’atteindre, car nous manquons de temps et les nuages sont de plus en plus épais.

 

Photos blanches, mais c’était très beau quand même.