Crêtes de Camurac – Roc de Quercourt 1820m

Crêtes de Camurac – Roc de Quercourt 1820m

Enfin, il a neigé !! Pas des mètres, mais suffisamment pour nous faire espérer randonner raquettes aux pieds. En ce mois de janvier, la neige se fait attendre. Pas de chutes dignes de ce nom depuis novembre dernier. Nous sommes pour quatre jours à Camurac dans l’idée de faire des raquettes et nous aimerions au moins randonner dans la blanche.

C’est chose faite, il a neigé hier après-midi et en soirée, ce matin tout est blanc. Un sentier va de Camurac à Montaillou, mais nous prenons la voiture car la couche n’est pas très épaisse et pour marcher ça ferait plus patinoire qu’autre chose. Nous garons la voiture sur la place du hameau de Montaillou. La neige tient au sol, mais ça roule bien sur les deux kilomètres qui séparent Camurac de ce village. C’est parti pour 680m de dénivelé et 12km de distance.

Nous suivons la route qui longe l’église, passe devant la fontaine et monte vers les ruines du château. La route devient vite piste étroite, elle monte doucement à flanc de colline et offre de belles vues sur la vallée. Nous arrivons au Col du Pichaca, la piste continue sur la droite et la branche de gauche descend vers Montaillou par le fond de vallée. Le sentier des crêtes se faufile en face, en sous-bois. Un panneau indique Le Chioula, il faut suivre cette direction.

Nous sommes en sous-bois, avec la neige tombée la veille, c’est magique, tout est vierge et nous « faisons la trace » dans une neige souple et peu épaisse, parfaite pour marcher. Plus haut nous laissons descendre à gauche une piste pour continuer en montée par le GR (7B et 107), jusqu’à une croisée de piste qu’il faut traverser pour prendre en face le raidillon juste visible.

Arrivés à une barrière, la neige est assez haute pour que nous enjambions les barbelés, sinon, ouvrez et refermez derrière vous, même si les bêtes ne sont pas là. Simple politesse car nous entrons sur des terrains exploités par les éleveurs.

Le sentier s’oriente alors à droite en plein nord et tourne le dos au Col de Balaguès bien visible, pour rejoindre un sentier plus abrupt qui arrive du Col du Pichaca, nous repartons alors vers le sud en traversée, jusqu’au Col de Balaguès, 1647m. La vue est spectaculaire sur la chaine ariégeoise et andorrane, un « ouah!!! » admiratif s’impose 😉

Petite halte contemplative au col et nous abandonnons désormais le sentier du Chioula pour prendre à toutes crêtes, sur la gauche, jusqu’au point le plus haut, le Roc de Quercourt. A droite du Col il est possible de monter en quelques minutes au Sarrat d’Artuzet 1703m, ce modeste sommet, très beau belvédère, peut être le but d’une randonnée hivernale.

Nous lui tournons le dos et passons d’abord par le Roc de Pic Bert, le Roc de la Taillade après lequel il faut descendre à un genre de collet et enfin, le Roc de Quercourt où un signal nous attend. Ce sommet est un fabuleux belvédère où le Pic de Tarbesou 2364m, attire les regards. La vue sur le Pic de Soularac et le Saint Barthélémy est superbe.

Nous descendons déjeuner à l’abri du vent assez froid au sommet, nous trouvons un abri sous le contrefort du Roc de Pic Bert d’où il finit par nous déloger.

Nous revenons par le même chemin et, si les raquettes sont restées sur les sacs, nous avons passé une magnifique journée. La neige a déjà pas mal fondu mais le froid reste assez vif. Nous prenons une boisson chaude au café du village à côté de la voiture, où un poêle à bois réchauffe agréablement l’atmosphère.

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